Au concours EPL, une seule épreuve porte la dimension raisonnement, les matrices de Raven, et elle est éliminatoire comme les autres, avec une barre dans la moyenne des autres dimensions. La sélection Cadets fait passer les mêmes matrices et y ajoute l'efficience générale. Il n'y a ni formule ni vocabulaire à apprendre, seulement un ordre de lecture, et cet ordre se travaille.
Les matrices de Raven
L'épreuve : une grille 3×3 de figures, une case manquante, huit propositions numérotées. Les règles courent le long des lignes, descendent les colonnes ou suivent les diagonales, et plusieurs agissent en même temps ; les règles d'une même planche ne vont pas forcément dans le même sens. Les figures se déplacent, tournent, grandissent, changent de remplissage, gagnent ou perdent des éléments, ou se superposent de sorte que les parties communes s'annulent. Une seule proposition complète la grille. Au concours EPL comme à la sélection Cadets, la consigne de cette épreuve n'annonce pas de points négatifs : ne laissez jamais une planche vide. Trente planches en 30:00, une minute chacune.
À la sélection Cadets, c'est le même format, l'après-midi, et les planches y sont les mêmes d'une année à l'autre ; certaines sont des images, comme un visage souriant ou des coccinelles. C'est l'une des plus dures de la journée : beaucoup ne trouvent une règle sûre que sur bien moins de la moitié des planches. Cochez au jugé une planche dont la règle ne vient pas, passez, et encaissez celles qui viennent.
Dans la batterie de l'EPL, l'épreuve a été présente autrefois, absente de plusieurs sessions, et elle est de nouveau au programme. La leçon sur le pool tournant, plus loin dans ce module, traite des épreuves qui vont et viennent ainsi.
Lire la règle avant de regarder les cases
Travaillez dans cet ordre : lire une règle sur une ligne complète, la confirmer sur la deuxième ligne complète, en déduire la case que les règles imposent — et seulement alors la chercher parmi les huit. Commencer par les propositions est ce qui fait apparaître deux réponses également bonnes ; quand deux se valent, c'est qu'il reste une règle à trouver, et c'est elle qui les départage. Balayez les trois sens systématiquement : qui ne lit que les lignes tombera sur des planches qui ne se résolvent jamais. Et puisqu'une planche illisible coûte la même minute qu'une planche évidente, donnez-vous une limite — cochez au jugé, passez, revenez si le chrono le permet.
Le format se travaille dans ENAC Figure Matrices, sur des planches au format du jour, nouvelles à chaque série. Le mode apprentissage corrige chaque planche et explique en clair comment la lire. Notre exercice Non-Verbal Reasoning en est un cousin, pas le format du jour : des questions de règles abstraites de plusieurs types mêlés, en séries de deux minutes et demie ou de cinq minutes, de quoi entretenir le réflexe de lire une règle avant de regarder les propositions.
L'efficience générale, à la sélection Cadets
Seule la sélection Cadets fait passer cette épreuve ; au concours EPL, elle fait partie des épreuves qui tournent. Trente-cinq ou trente-six planches en trente minutes, avec navigation libre entre elles. Chaque planche montre un groupe d'éléments qui partagent une loi qu'il faut trouver, et les lois viennent de familles très différentes : trois voyelles consécutives dans un mot, un nombre divisible par huit, un nombre pair de pointillés, un participe présent, un multiple commun. C'est ce mélange qui déroute, parce qu'on cherche dans une famille pendant que la loi est dans une autre. Travaillez avec une liste fixe passée en revue dans le même ordre à chaque planche, lettres, sons, nombres, forme, grammaire, plutôt que de fixer la planche en espérant l'illumination. Et servez-vous de la navigation libre : une planche laissée de côté se reprend souvent en dix secondes au second passage.
ENAC Law and Anti-Law propose des planches de trois exemples qui obéissent à la loi, trois qui la violent et huit propositions à trancher, sur une seule horloge et avec la navigation libre entre les planches. Les planches mélangent nombres, mots et figures comme le jour J, mais ses mots sont anglais et ne jouent que sur l'orthographe et la structure : les lois de sons, de syllabes, de genre ou de groupe verbal, comme le participe présent, se travaillent à part, en français. Le bilan sépare vos planches de nombres, de mots et de figures. Comme le jour J, quand deux lois vont avec les six exemples, la bonne est celle qui fait cocher le plus de propositions.